Site élaboré en
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Reporters Sans Frontières |
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A l'origine de nombreuses initiatives et de nombreux changements
bénéfiques pour la profession de reporter, l'association Reporters
Sans Frontières joue un rôle majeur au sein
de cette activité, même si elle ne produit plus
de reportages comme c'était le cas à ses débuts. |
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" Défendre la liberté de la presse dans le
monde,
enquêter et protester,
intervenir, mobiliser l'opinion " :
tel est le credo de cette association, qui a fêté ses 15
ans d'existence en 2000. |
Les débuts de l'association
Montpellier, 1985 : Robert Ménard, secrétaire
général de RSF ,
est alors journaliste à Radio France Hérault.
Souhaitant mettre fin à la pratique malheureusement
répandue dans la profession de ne plus s'intéresser à un événement
ou à un lieu, passé un certain temps, il fonde
l'association Reporters Sans Frontières .
A l'origine, l'ambition est de réaliser et de financer
des reportages sur des régions du monde ignorées
par la presse.
Au bout de 4 ans, l'association cesse les reportages pour
se consacrer pleinement aux atteintes à la liberté d'exercer
le métier de journaliste, trop souvent constatées.
Son objectif : faire appliquer l'article 19 de la Déclaration
universelle des droits de l'homme : " Tout
individu a droit à la liberté d'opinion et
d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui
de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations
de frontières, les informations et les idées
par quelque moyen d'expression que ce soit . " |
Les évènements clés
1989 : |
février, première Lettre
de Reporters sans Frontières ,
lettre mensuelle d'informations. |
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octobre, premier séminaire. |
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fin octobre, lancement de l'opération
de parrainage des journalistes emprisonnés. |
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premier rapport annuel faisant état
de la liberté de la presse dans
le monde. |
1990 : |
3 mai, première Journée
internationale de la liberté de
la presse. |
1992 : |
premier prix " Reporters sans frontières - Fondation
de France " |
1994 : |
déménagement de RSF de
Montpellier vers le Secrétariat
international basé à Paris. |
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mise en ligne du site Internet. |
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Robert Ménard
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L'action de RSF
L'organisation ne se contente cependant pas de recenser
ces violations de la liberté de la presse : elle
agit aussi, et surtout, pour lutter contre elles. Dans cette
optique, deux axes peuvent être distingués.
Le premier consiste à intervenir dans chaque cas d'atteinte à la
liberté de la presse en utilisant pour cela l'organisation
comme " agence de mauvaise publicité " (Robert
Ménard). En effet, les moyens mis en ouvre visent à sensibiliser
et faire jouer l'opinion publique et les médias :
communiqués de presse et lettres de protestation,
campagnes d'affichage, manifestations, distribution de tracts,
pétitions, Journée Internationale de la Liberté de
la Presse... Depuis septembre 1999, RSF et
Canal Web se sont associés pour diffuser tous les
mercredis à 10h00 (9h00 GMT) une émission d'une
demi-heure consacrée à l'actualité de
la liberté de la presse. La lutte n'est pas seulement
menée à distance : si nécessaire,
une délégation RSF peut être amenée à se
rendre sur place. Elle rencontre alors les autorités,
la presse, les associations, pour enquêter sur la situation
de la liberté de la presse dans le pays ou pour y
faire libérer un journaliste emprisonné.
Le second axe de ce combat est l'assistance aux individus
et aux médias en situation de détresse. RSF peut
alors intervenir à de multiples niveaux : assistance
juridique, financement des soins médicaux, achat de
matériel, etc.
D'où la mise en place de bourses d'assistance attribuées
chaque année grâce au soutien de la Commission
Européenne. Grâce à American Express, RSF a également
mis en place la ligne téléphonique " SOS
Presse " : 33 (0)1 47 77 74 14. Accessible 24h/24, en
français et en anglais, et en PCV, elle permet d'informer
l'organisation de l'arrestation, de l'expulsion ou de
la disparition d'un journaliste.
Chaque année, l'association RSF répond
présente au Festival
de Photo Journalisme Visa pour l'Image de Perpignan. |
Le fonctionnement de RSF
Reporters Sans Frontières se
compose d'un Secrétariat international, basé à Paris,
de sections nationales réparties en Europe (Berlin,
Bruxelles, Madrid, Paris, Londres, Rome, Stockholm, Genève),
et de bureaux dans différentes villes du monde (Istanbul,
Londres, Abidjan, Washington, Bangkok). Les permanents sont
des professionnels de la liberté des droits de l'homme
et de la presse.
Son financement provient de soutiens institutionnels
tels que les ministères, l'Unesco ou la Commission
européenne et privés.
L'association totalise plus d'un million
d'adhérents, issus d'environ 20 pays, principalement
européens. Les dons (qui permettent de bénéficier
de déductions fiscales), ventes des publications et
d'objets divers entrent également dans les ressources.
Les comptes sont vérifiés
chaque année par un commissaire aux comptes indépendant
de l'association |
Journée internationale de la liberté de
la presse
En 1990, RSF instituait
le 3 mai comme Journée internationale de la liberté de
la presse. Reconnue officiellement par les Nations Unies
en 1994, cette journée voit traditionnellement la
publication du rapport annuel de l'organisation et d'un album
d'une centaine de photographies.
Le premier, document de référence
en français, anglais, espagnol et arabe, dresse un
panorama complet des violations de la liberté de la
presse dans le monde.
Le second, disponible en 5 langues, dans
plus de 30 pays, est vendu 5,79 €, au profit des journalistes
emprisonnés. Ainsi, Sebastião Salgado, Raymond
Depardon, Marc Riboud, Henri Cartier-Bresson ou encore Willy
Ronis ont déjà généreusement
cédé leurs droits de reproduction en faveur
de l'action pour la liberté d'expression des journalistes. |
Parrainage
Tout média (radio, télévision,
presse écrite, association ou club de presse, site
Internet...) peut devenir le parrain d'un journaliste emprisonné.
L'engagement n'est pas financier mais moral : il s'agit
d'aider et d'encourager son filleul à supporter son
emprisonnement en écrivant au prisonnier lui-même
ou à sa famille, en parlant de lui le plus souvent
possible à travers son média, en participant
activement à la journée des parrainages (chaque
année à l'automne) et à la Journée
internationale de la liberté de la presse, en invitant
le grand public à se mobiliser.
Depuis son lancement en 1989, cette opération
a vu la libération de près de la moitié de
ses 115 parrainés. |
Prix " Reporters sans frontières - Fondation
de France "
Depuis 1992, les journalistes qui, dans
leur travail, leurs opinions ou leurs actions ont démontré leur
attachement à la liberté de la presse sont
nominés pour ce prix, doté de 7600 €.
Heureux hasard : nombreux sont les
lauréats sélectionnés par le jury de
professionnels à avoir été libérés
après avoir reçu le prix. |
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Texte : Evelyne SAUBAT
Photographie : Denis CLANET
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